|
|
|
|
|
Un oiseau s'ébroue là, silence !
Et mon il jette un regard perçant
Sur cette eau calme s'assombrissant,
seul l'oiseau ose troubler ce silence
|
|
 |
|
|
Mais l'oiseau s'est en allé,
dans le ciel dans les nuées
Rejoindre toute sa tribu,
de ces voyageurs déçus
|
Et mon il jette un regard inquiet,
sous l'ombre de ma casquette de matte l'eau
Devinant l'étrave de mon bateau,
planté dans cette eau, encalminé |
|
|
|
Le rivage prépare l'habit
de deuil,
dame lumière se prépare à mourir
Tranquillement dans ce coin je mouille,
patiemment laisse nocturne s'endormir
|
Mais jamais plus ne revivrai, concert
si étourdissant
Car maintenant devinez ? il y a des bâtiments
en béton
FRANCK.C Hippocampe |
| |
|
|
Dans la course des jours
on a décidé de s'aimer malgré tout
Même à court d'amour on a parié de s'aimer contre
tout
Ce n'est pas facile, mais qu'est-ce qui est facile
après tout ?
|
 |
|
Tiens ! prenez l'autre jour en lui faisant l'amour
elle m'a dit rien du tout
Près de ses velours et de ses contours je deviens comme
fou
Ce n'est pas facile, mais qu'est-ce qu'est facile
On s'en fout
Et c'est tout.
KIKI & GROSBIDET
|
| |
|
|
D'abord tu vois le soleil,
et puis la plaine
Le soleil par-dessus.
Tout autour rien du tout ; qu'une chaîne de montagne au loin
qui s'élève
et un marabout souvenir d'un sage oublié. |
 |
Dans la kasba, la vie,
avec des petites rues sombres,
des hommes sales,
des femmes voilées qui vont chercher de l'eau |
| et des gosses qui ont faim jouent sans
se soucier des cigognes qui surplombent le tout |
Tiens ! Voilà une
caravane qui vient ravitailler,
et que je te passe de la laine et que tu me files du coton,
te voilà un bout de viande, me voilà des olives.
Aller Slama Amed,
et à peut-être dans un mois si une tempête de
sable ne t'engloutit pas |
Tiens ! Voilà une caravane
qui vient ravitailler,
et que je te passe de la laine et que tu me files du coton,
te voilà un bout de viande, me voilà des olives.
Aller Slama Amed,
et à peut-être dans un mois si une tempête
de sable ne t'engloutit pas. |
 |
|
Et la vie reprend comme avant, les
histoires et puis les marchandages, jusqu'au soir
Le soleil se couche et vient colorer cette carte postale, ici plus
personne n'y fait attention.
Car ici on n'a jamais vu le soleil se coucher sans couleur.
C. LGG |
|