Un oiseau s'ébroue là, silence !
Et mon œil jette un regard perçant
Sur cette eau calme s'assombrissant,
seul l'oiseau ose troubler ce silence

 
Mais l'oiseau s'est en allé,
dans le ciel dans les nuées
Rejoindre toute sa tribu,
de ces voyageurs déçus
Et mon œil jette un regard inquiet,
sous l'ombre de ma casquette de matte l'eau
Devinant l'étrave de mon bateau,
planté dans cette eau, encalminé
 
Le rivage prépare l'habit de deuil,
dame lumière se prépare à mourir
Tranquillement dans ce coin je mouille,
patiemment laisse nocturne s'endormir
Mais jamais plus ne revivrai, concert si étourdissant
Car maintenant devinez ? il y a des bâtiments…
en béton
FRANCK.C Hippocampe
 
Dans la course des jours on a décidé de s'aimer malgré tout
Même à court d'amour on a parié de s'aimer contre tout

Ce n'est pas facile, mais qu'est-ce qui est facile après tout ?

Tiens ! prenez l'autre jour en lui faisant l'amour elle m'a dit rien du tout…
Près de ses velours et de ses contours je deviens comme fou

Ce n'est pas facile, mais qu'est-ce qu'est facile On s'en fout…
Et c'est tout.
KIKI & GROSBIDET

 
D'abord tu vois le soleil, et puis la plaine… Le soleil par-dessus.
Tout autour rien du tout ; qu'une chaîne de montagne au loin qui s'élève
et un marabout souvenir d'un sage oublié.
Dans la kasba, la vie,
avec des petites rues sombres,
des hommes sales,
des femmes voilées qui vont chercher de l'eau
et des gosses qui ont faim jouent sans se soucier des cigognes qui surplombent le tout
Tiens ! Voilà une caravane qui vient ravitailler,
et que je te passe de la laine et que tu me files du coton,
te voilà un bout de viande, me voilà des olives.
Aller Slama Amed,
et à peut-être dans un mois si une tempête de sable ne t'engloutit pas
Tiens ! Voilà une caravane qui vient ravitailler,
et que je te passe de la laine et que tu me files du coton,
te voilà un bout de viande, me voilà des olives.
Aller Slama Amed,
et à peut-être dans un mois si une tempête de sable ne t'engloutit pas.
Et la vie reprend comme avant, les histoires et puis les marchandages, jusqu'au soir…
Le soleil se couche et vient colorer cette carte postale, ici plus personne n'y fait attention.
Car ici on n'a jamais vu le soleil se coucher sans couleur.
C. LGG
©Voleurs de Lunes Group 2002